Peuplement et population

Le peuplement

Le peuplement autochtone de la Région du Haut-Sassandra est relativement ancien avec, dans ses parties Centre-Ouest et Sud: les peuples Bété, Niaboua, Sokuya et Gnédéboua, et dans les parties Est et Nord, le peuple Gouro.

Zone fortement cosmopolite, la position stratégique de la région, située au carrefour de plusieurs axes nationales et internationales, a favorisé l’installation d’autres peuples de la Côte d’Ivoire. Ainsi, nous retrouvons d’importantes communautés Koyaka, Malinké, Sénoufo, Wê, Dan, Baoulé, Agni, Dida, Attié etc, et une forte communauté , issue de la sous-région ouest-africaine, Burkinabé, Guinéens, Maliens, Nigériens, Nigérians, Ghanéens, Béninois… On note également dans la région de significatives colonies de groupes non africains. Il s’agit du groupe Syro-libanais et Mauritanien pratiquant le commerce dans les agglomérations urbaines et rurales, et une petite communauté européenne notamment Française.

De par la diversité de toutes ces différentes communautés nationales et étrangères qui y vivent, la région du Haut-Sassandra symbolise à ce jour, un véritable creuset de brassage culturel, un bel exemple réussi d’intégration africaine.

Population de Daloa

La population

La population du Haut-Sassandra est estimée à 1 739 697 habitants (RGPH 2021). Avec un taux de croissance annuel avoisinant les 3,57 %, elle apparait comme la 2e région la plus peuplée du pays, après le District d’Abidjan.

L’espace de gouvernance traditionnelle dans la Région du Haut Sassandra est structuré en Cantons, Tribus et Villages. Les relations de gouvernance au niveau local entre les populations autochtones et les populations accueillies s’en trouvent quelques fois perturbées. Mais, la caractéristique dominante aujourd’hui dans le Haut Sassandra est celle d’une cohabitation ouverte et cordiale entre les autochtones et les autres groupes culturels.

Par ailleurs, dans la Région du Haut-Sassandra la désignation des Autorités traditionnelles se fait, selon les cas, par consensus ou par voie d’élection. Le choix du chef doit ensuite être entériné par un acte de l’Autorité Préfectorale représentant l’Administration de tutelle. Toutefois cette procédure connaîtra un réaménagement conformément aux nouvelles dispositions de la loi portant organisation des rois et des chefs coutumiers de Côte d’Ivoire.

Recevez l'actualité de la région

Inscrivez-vous et recevez l'actualité politique, économique et sociale de votre région et du Conseil régional, directement dans votre boîte email